Contre l'autorité... autoritaire

il n’est pas toujours facile de fixer des limites à son “N+1”… Mais c'est parfois vital!

par
JM Phelippeau
|
24
January
2025
Pouvoir

Votre patron est insupportable? 😫

De par son niveau d’exigence, ses colères ou son impulsivité?

Savoir dire “non” est parfois vital pour éviter l’excès de stress, le burn-out, voire une forme d’esclavage!

Mais il n’est pas toujours facile de fixer des limites à son “N+1”…

Mon expérience m’a montré que beaucoup de paramètres rentrent alors en jeu. L’exercice peut être rendu plus ou moins compliqué selon les éléments suivants:

👉 Notre rapport à l’autorité tout d’abord, qui dépend de l’histoire de chacun : notre éducation (autoritaire ou plus “cool”), le propre rapport qu’avaient nos parents avec la loi, l’école ou leurs employeurs, la relation au père…

👉 Notre estime de soi et notre peur de décevoir, surtout quand on souffre du syndrome du “premier de la classe” et que notre “N+1” nous manage à l’affectif… Dans ce cas, le sentiment de culpabilité n’est jamais loin.

👉 Notre peur du conflit voire de l’exclusion (et concrètement du licenciement), laquelle peut être irrationnellement élevée, par exemple lorsqu’on a fait jusqu’à présent toute sa carrière dans une seule entreprise, et qu’on n’a pas passé d’entretien d’embauche depuis sa sortie d’école… Dans un tel cas, on est dans l’ignorance totale de notre valeur sur le marché de l’emploi.

👉 La culture de l'entreprise, l’attitude et le comportement de nos pairs face au même patron! Le mimétisme nous guette toujours, pour le meilleur ou pour le pire…

Par ailleurs, il est parfois difficile d’identifier clairement la limite entre adaptation et sur-adaptation (voire soumission!):

👉 L’adaptation à l’autre est saine et indispensable à toute relation, à toute vie en société.

👉 La sur-adaptation commence lorsqu’il y a négation de soi, oubli de ses besoins ou dépendance émotionnelle.

L’asymétrie d’un lien de subordination ne doit pas avoir pour conséquence que 100% des efforts d’adaptation soient à la charge du “subordonné”!

Résoudre une telle problématique passe donc par être davantage conscient de nos propres peurs pour mieux les apprivoiser. Puis par mettre davantage de rationalité dans un blocage qui est essentiellement émotionnel. Puis à expliciter nos limites et nos besoins, et enfin à travailler la forme…

Il n’est souvent pas excessif de demander un coaching pour y parvenir… 😉

‍PS: une pensée émue pour celles et ceux qui N’OSERONT PAS liker ce post!(Ceci est un carton jaune, pas un post-it! Mais parfois un post-it suffit…)👇